Hombourg et la Maison de Mortemart

Armes de la Maison de Mortemart

Un château, aussi magnifique soit-il, est avant tout la maison d'une famille.
Hombourg ne déroge pas à la tradition.

Situé à la frontière de l'Allemagne et du Luxembourg, il a subi de plein fouet les conséquences de deux guerres mondiales, tant matériellement qu'humainement, à ce titre, il est un témoin sensible de l'histoire de l'Europe au XX ème siècle.

En 1880, c'est par le mariage d'Hélène d'Hunolstein avec Arthur Casimir Victurnien de Rochechouart, Duc de Mortemart, que le château devient propriété de la famille de Mortemart.
S'ouvre alors une période de prospérité pour le château dans lequel d'importantes rénovations sont entreprises entre 1892 et 1896.

Leur fils unique, François en devient propriétaire, avec son épouse, Marguerite de La Rochefoucauld, ils aménagent le parc du château et effectuent d'indispensables travaux de confort intérieur.
Engagé volontaire en 1914, François est tué à Verdun le 16 mars 1918, à l'âge de 38 ans, il laisse deux orphelins de 10 et 9 ans, Charles-Marie, Duc de Mortemart et Louis-Victor.

Veuve, Marguerite vient souvent à Hombourg qui a été occupé par les allemands durant la guerre, leur second fils, Louis Victor, hérite du domaine au décès de sa mère en 1929.

Il meurt accidentellement à Paris en 1938 à l'âge de 29 ans, son fils aîné, Charles-Louis a 5 ans, sa fille, Athénaïs 3 ans, sa veuve, Solange d'Harcourt part après la guerre vivre aux Etats-Unis avec ses enfants ou elle se remarie avec Michael Valery OLLIVER.

La succession de Louis Victor donne lieu à une indivision entre Charles-Louis et sa mère, qui ne sera soldée qu'à la fin des années 60, lorsqu'il devient seul propriétaire du domaine.

Château de Hombourg—Enceinte médiévale

Nombreux sont ceux qui décrient l'abandon dans lequel le château aura été laissé durant les dernières décennies, avançant que les propriétaires avaient largement les moyens de restaurer le lieu.
C'est faire fi d'une donnée essentielle, on investit une demeure à mesure qu'on l'aime, et pour l'aimer, sans doute faut-il y avoir vécu des souvenirs d'enfance doux et paisibles.
Le coût de la restauration et de l'entretien d'un tel joyau dépasse de beaucoup les moyens réels de la famille, Charles-Louis investit les lieux à sa mesure, il restaure les communs, l'Orangerie, il agrémente le parc d'un lac, reprend le café-restaurant du village, lance un terrain de moto-cross...
Il entreprend un certain nombre d'études pour la restauration du château, tentatives qui, faute de financements, resteront sans avenir.
Les projets qu'il échafaude au cours des ans se brisent tous à un écueil : il ne souhaite pas se séparer de ce domaine qui représente à ses yeux bien plus qu'une merveille architecturale, il est avant tout le château de son père.

Leur fils Arthur de Mortemart décide de s'engager dans la restauration du domaine, Charles lui transmet donc la propriété du château en 2010.
Arthur de Mortemart qui est très attaché au lieu depuis son plus jeune âge, prend entièrement à sa charge l'avenir du château en contactant les partenaires publics qui lui permettront de sauvegarder l'édifice en péril.